par Félix Burke

Laurie Arseneault est la preuve que de faire une montagne d’une taupinière n’est pas nécessairement une mauvaise chose et que la passion règne au dessus de tout quand il vient question d’accomplir ses objectifs.  L’athlète de Terrebonne s’entraîne depuis toujours à la côte boisée de sa ville natale qui n’offre que 30m de dénivelé par montée.

Cependant, construite par une communauté de passionnés, cette côte est recouverte de pistes et celles-ci ont donné à Laurie les habiletés nécessaires pour gagner les championnats canadiens à trois reprises, son plus récent titre étant en 2018 à Canmore. De plus, la jeune athlète a déjà représenté le Canada aux championnats du monde plusieurs fois et continue à se hisser vers le sommet du sport. La fin de semaine dernière, elle a terminé 3ème à la première Coupe Canada de la saison derrière Haley Smith et Catharine Pendrel.

Laurie Arseneault Bear Mountain Canada Cup 2019
Laurie Arseneault avec Haley Smith, Bear Mountain 2019. Image: Jay Wallace / Costal Creative
Canadian MTB: La côte boisée fait partie intégrale de ton histoire d’athlète. Peux-tu nous expliquer ce que cet endroit représente pour toi et comment elle a joué un rôle dans ta carrière?

Laurie Arseneault: J’ai toujours eu une relation amour/haine avec la côte boisée. À cause de son manque de dénivelé, j’avais constamment l’impression que cette place nuisait à mon développement. Pourtant, c’est à cet endroit que je me retrouvais à chaque jour de l’été. C’est là que je me suis bâtie en tant qu’athlète et que mon rêve a pris forme. Enchaîner  trente fois cette petite pente, c’était mon quotidien. J’ai rencontré mes meilleurs amis sur ces sentiers et forgé des liens solides avec une grande partie de ma communauté sportive. Avec du recul, je n’aurais échangé mon lieu natal pour rien au monde. Je suis maintenant appelée à m’entraîner à l’extérieur de ma ville, mais la côte boisée reste le noyau de mon histoire.

CMTB: Cette année sera ta dernière année dans la catégorie U23, qu’elles sont tes ambitions pour la saison 2019?

LA: Il est certain que j’aspire à terminer ma dernière année U23 sur une belle note. L’objectif reste toujours d’être constante, de travailler fort et intelligemment.

Laurie Arseneault
Canmore, Alta. 2018.
CMTB: Les commanditaires jouent un rôle important dans la carrière d’un athlète et les athlètes un rôle important dans le développement du sport. Qui as-tu shoisi pour te supporter cet été et quel impact les athlètes ont-ils pour les compagnies qui les commanditent?

LA: En sport, l’aspect financier est un énorme morceau du casse-tête. Par contre, au-delà de l’argent, il y a aussi ce que tu désires véhiculer comme valeurs à travers ton parcours sportif, « Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es. » Pour moi, il est très important de m’entourer de commanditaires avec lesquels mes valeurs concordent bien. Mes deux plus gros commanditaires pour cette année seront Cannondale Canada & l’Académie Cycliste Du Québec et je suis extrêmement fière d’être affiliée à ces deux compagnies qui m’inspirent à être meilleure à tous les jours.

CMTB: En plus d’être une athlète tu es aussi étudiante. En quoi étudies-tu et comment est-ce que tu réussis à appliquer ce que tu apprends à ta vie de tous les jours, à ton sport?

LA: J’ai fait mes études en Naturopathie. Ce programme englobait la santé naturelle & l’alimentation; j’ai adoré mes années dans ce domaine. Présentement, je poursuis un certificat en Marketing à l’université de Laval à distance. Je n’ai jamais été la meilleure pour jumeler le sport et les études, alors j’apprends constamment la discipline et la persévérance scolaire. Mes cours ne sont pas toujours intéressants, mais ils sont nécessaires au bon développement de mon programme. C’est un peu le même principe pour mes entraînements; ce n’est pas toujours plaisant… Cependant, il est crucial de persévérer au cours des journées moins passionnantes.

Laurie Arseneault Bear Mountain Canada Cup 2019
Laurie Arseneault. Image: Jay Wallace / Costal Creative
CMTB: Il y a beaucoup d’athlètes passionnées qui cherchent à réaliser leurs rêves mais qui affrontent des défis. Comment fais-tu pour surmonter des défis et que suggères-tu à ces athlètes?

LA: Aucun athlète n’est né en connaissant le meilleur moyen de naviguer à travers les défis. Savoir cela, c’est comprendre que nous sommes tous humains et que les défis sont inévitables, c’est ce qui forge notre résilience.

« Strength comes in the struggle. » Cette citation m’accompagne depuis mes débuts en sport. Sans défis, je n’aurais jamais autant apprécié mes victoires. C’est vraiment une question de confiance que peut importe les défis rencontrés, il va toujours exister des solutions et que persévérer à travers les moments difficiles rend la ligne d’arrivée tellement plus savoureuse.

CMTB: Est-ce que tu écoutes de la musique en t’échauffant pour une course? Si oui, quelle est la dernière chanson que tu écoutes avant de te rendre à la ligne de départ?

LA: Oh oui! J’adore me plonger dans la musique avant une course, c’est ma façon de déconnecter des distractions extérieures et de me concentrer.

C’est inconcevable de prendre la ligne de départ sans avoir écouté ‘’Fall’’ de Eminem. J’écoute ma petite playlist de rap et BOOM!!!! Je suis prête pour la course.

Laurie Arseneault Bear Mountain Canada Cup 2019
Image: Jay Wallace / Coastal Creative

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